MouTonLibre

1 commentaire

En voilà une bonne nouvelle en ce week-end pascal, une nouvelle version de BlogoText a été publiée.

Et je dois dire que je suis impressionné par le travail fourni par les quelques contributeurs. Sans vous infliger le changelog complet, on peut noter quelques apports majeurs :

  • Ajout de la gestion des addons. C'est la partie visible de l'iceberg. Grâce à cela, l'écriture d'équations en LaTex, une barre de défilement horizontale, l'insertion automatique de smileys ou autant d'autres petits détails peuvent être activés pour améliorer l'expérience.
  • Réécriture partielle du code. Ce qui devrait normalement améliorer les performances de BlogoText.
  • Pleeeeeeeins de petits détails permettant d'améliorer grandement l'ergonomie dans l'interface administrateur.

Pour ce dernier point, je tiens à rappeler que BlogoText n'est pas seulement un moteur de blog mais propose plutôt un portail dédié à l'écriture de contenu. En effet, l'interface administrateur propose, en plus des outils traditionnels dédiés au blog, un lecteur de flux RSS, un hébergeur de fichiers et un outil permettant de partager des liens. Et c'est toujours un plaisir de voir l'expérience améliorée pour l'administrateur. :)

Et bien que cette version soit très réussie, il s'agissait pourtant d'une version de transition. En effet, le projet a été transmis par Timo van Neerden à BoboTig après la mise en ligne de la précédente version. Mais le temps n'étant pas extensible, il y a parfois des impératifs bien plus importants que du logiciel. C'est pourquoi BlogoText est maintenant rattaché à une organisation et non plus un mainteneur. Ce moteur de blog vit maintenant de ses propres ailes. :)

Pour suivre l'évolution de BlogoText dès aujourd'hui, rendez-vous à cette adresse :
https://github.com/BlogoText/blogotext/

Pour une version de transition, c'est une bien belle version. Et pour cela j'adresse toutes mes félicitations aux développeurs ! :)

35 commentaires

Le fait que vous pouvez lire ce texte aujourd'hui ne repose que sur une seule raison.

Comme tout lecteur de blog, vous vous attendez certainement à ce que cette raison soit une envie de partage, le besoin d'une fenêtre afin d'exprimer publiquement ses opinions, le désir d'un espace d'échange, mais non ce n'est pas la raison principale. Disons que ces divers aspects sont en quelque sorte la cerise sur le gâteau. Assez de suspens maintenant, la principale raison est tout simplement... Le challenge !

De nos jours, ouvrir un blog n'est cependant pas un challenge en soit. En quelques clics, il est possible de s'acheter un espace sur bien des hébergeurs ou même des fournisseurs d'accès à internet. Mais le challenge que je me suis fixé est d'auto-héberger quelques services internet. Pas question d'utiliser un serveur chez un tiers, je dois le voir, le toucher et pouvoir brancher un clavier et un écran dessus. Ce n'est pas la solution la plus simple, la plus sécurisée aussi, de s'offrir un espace sur le web, mais elle a le mérite de forcer l'apprentissage. La lecture de tutoriels ou diverses documentations ne remplacera jamais l'expérience. Sans mettre les mains dans le cambouis, il est impossible de savoir si l'on est capable de le faire ou non. Voilà la vraie raison de l'ouverture de cet espace.

L'objectif initial reposait donc sur quatre choses :

  • disposer d'un serveur à domicile ;
  • ouvrir un blog ;
  • proposer un espace de cloud pour les proches ;
  • le tout devant être basé sur des technologies libres.

Pour cela, et comme un serveur est destiné à rester allumer 24h/24 et 7 jours/7, il est essentiel que la consommation électrique et la pollution sonore soient réduites à leur strict minimum. Les nano-ordinateurs à processeur ARM remplissent parfaitement ces critères. Si les premières versions de ces cartes avaient des ressources trop limitées pour servir de serveur, les nouvelles générations peuvent satisfaire la majorité des besoins. Pour un blog et un espace de cloud personnel limité à quelques utilisateurs, cela est amplement suffisant. Le Raspberry Pi 2 Model B, bien que pas forcément la carte la plus puissante, a la force d'être soutenu par une immense communauté. Ainsi il est très facile de trouver des ressources pour configurer un serveur grâce à un Raspberry Pi.

La configuration du serveur a été réalisée grâce à l'excellente documentation de mon Thuban adoré (qui sera, je n'en doute pas une seconde, le premier à déposer un commentaire sur ce blog). Cela consiste en l'installation d'une version minimale du système d'exploitation Raspbian (Debian pour Raspberry Pi), puis en l'installation progressive des différents services nécessaires à un serveur.

Les ressources d'un Raspberry étant limitées, il était impossible d'installer des usines à gaz comme système de gestion des contenus. Pour le blog, j'ai suivi les conseils de Thuban et j'ai installé BlogoText développé par Timo van Neerden. Ce moteur, actuellement en version 3.2.8, a l'avantage d'être très léger et de proposer un ensemble de services nécessaires à l'activité de blogueur (partage/sauvegarde de liens, partage de fichiers, micro-blogging, lecteur de flux rss, etc.). Tout repose sur une base de donnée SQLite qui n'agit que sur un fichier, ce qui facilite grandement les sauvegardes. J'utilise ce moteur dans l'ombre depuis quelques temps et je dois dire que j'en suis très satisfait. Le seul petit manque serait une gestion des pages statiques afin de réutiliser facilement le template du blog. Timo si tu m'entends... ;)

Pour le cloud personnel, j'ai longtemps hésité à vrai dire. Quand on parle de cloud dans le monde du logiciel libre, le premier nom qui vient à l'esprit est Owncloud. Ce logiciel, très complet, est certainement trop lourd pour une utilisation sur un Raspberry Pi. Je ne dis pas que c'est impossible, mais le choix d'un Raspberry Pi entraîne la recherche de logiciels minimalistes. Plus qu'une restriction imposée par le matériel, c'est aussi un choix (dicté par le principe KISS). Cozy ne disposant pas de fonctionnalités multi-utilisateurs, ce choix a également été mis de côté. Sans d'autres alternatives à ma connaissance il y a quelques semaines, Owncloud s'avérait être le choix par défaut. Mais voilà que le blogueur le plus radical (par ses avis plus que tranchés mais respectables) du logiciel libre, j'ai nommé Cyrille Borne, a jeté son dévolu sur un petit logiciel inconnu au doux nom de BoZoN. Après un déferlement de remarques comme lui seul peut le faire, Bronco a su tenir bon sous la charge de travail et a fournit une magnifique version 2.4. Après une installation des plus simples et l'ajout d'un disque dur externe de 1.5 To à mon Raspberry, je suis maintenant en mesure de proposer un espace de cloud gratuit à ma famille. Et autant le dire tout de suite, ça marche du tonnerre. :)

Les petites technologies libres rendues disponibles par des personnes avides de partage, mises bout à bout grâce à la volonté de certaines personnes de vouloir transmettre leur savoir, permettent à des petits gars comme moi sans bagage initial en informatique d'installer leur propre espace web.

C'est ça la magie du libre.