Ceux qui passent, ou passaient, de temps en temps sur ce blog se sont certainement rendus compte de sa longue indisponibilité. Et cet article est une bonne nouvelle puisqu'il annonce le retour de MouTonLibre, mais sous une forme un peu différente... Au travers de cet article, je vais tenter de vous expliquer les problèmes que j'ai rencontré et, bien plus important, je vais vous dire les conclusions que j'ai pu tirer de toute cette aventure.

TL;DR : Mon serveur a planté lors d'une mise à jour, pas de sauvegarde du système (pas bien), pas le temps de tout réinstaller immédiatement, fin de l'auto-hébergement pour les services publics. L'hébergement, c'est du sérieux.

Il y a un mois, je devais renouveler mes certificats LetsEncrypt. Étant connecté sur mon serveur, j'en ai profité pour mettre à jour, naïvement, Raspbian. Tout s'était bien passé, à première vue, mais au redémarrage ce fut le drame. Le Raspberry était bloqué sur l'écran de démarrage que tous les possesseurs de la framboise connaissent.

Pour une fois, et c'est toujours ainsi que ça se passe, j'avais oublié de faire une sauvegarde... Oui, j'avais opté pour la solution de facilité : sauvegarde manuelle et régulière des fichiers de mon blog. Pas de rsync et de cron. Non, pour le moment j'étais resté sur une solution de facilité. Mais voilà la dernière sauvegarde était antérieure à la rédaction du dernier article. Boulet.

Donc vous voyez venir le problème. Le Raspberry ne démarrait plus et pas moyen de sauver le truc après avoir écumer le web à trouver une solution. Il fallait donc que je réinstalle Raspbian et mes services de A à Z. Mais avec en plus des solutions de backup plus professionnelles. La flemme, et surtout pas le temps, et l'argent, pour cela.

Donc l'auto-hébergement est une expérience intéressante, mais à partir du moment où il faut penser à mettre en place des solutions professionnelles, ou qui y ressemblent, pour assurer la continuité du service, alors l'amateurisme n'est plus adapté. De plus, cela commençait à empiéter de façon importante sur le temps libre et il faut alors le dire : ça saoule.

J'en suis donc arrivé à la conclusion que je souhaitais héberger mon blog, et éventuellement d'autres services publics à l'avenir, sur une solution de qualité professionnelle. Et quoi de mieux alors que de faire appel aux professionnels ? Si on considère que le temps c'est de l'argent, et que pour arriver à une qualité de service acceptable, je devais investir dans divers disques durs, on réalise vite que payer un hébergement n'est pas la mer à boire. J'ai donc pris l'abonnement à 5€ par mois chez o2switch qui propose le tout illimité (bande passante, espace disque, etc.). Pratique.

Dernier problème, j'avais pris mon nom de domaine chez OVH. Et le changement de registar n'est pas immédiat... Il faut rajouter à tout cela, une semaine et demi de délai pour le transfert du nom de domaine. Rien à faire, tout est très simple, mais c'est un peu long.

Bref, une fois tout cela réglé, j'ai donc basculé mon blog (amputé d'un article) sur mon hébergement o2switch. Il faut encore que je règle deux trois détails je pense (notamment les alias, les certificats LetsEncrypt, etc.), mais le plus gros semble être fait.

Pour autant, je n'ai pas totalement abandonné l'auto-hébergement. Dans le fond, le seul avantage de l'auto-hébergement est d'avoir un contrôle de ses données personnelles. Quel est donc l'intérêt d'auto-héberger son blog, qui est un lieu public ? Aucun. En revanche, pour ce qui est de l'hébergement d'un cloud personnel, cela reste intéressant.

Donc aujourd'hui ma stratégie d'hébergement de mes services web est finalement assez simple :

  • les services publics (blog et galerie pour le moment, destinés à être visibles par des tiers) sont hébergés sur une solution professionnelle ;
  • les services privés (que je suis donc seul à utiliser) et recueillant des données personnelles sont auto-hébergés.

Je pense avoir trouvé ici un juste équilibre entre coût, contrôle des données personnelles, qualité du service et perte de temps. J'ai commencé l'auto-hébergement pour apprendre, et l'apprentissage doit être un jeu. Proposer des services publics fait quitter l'auto-hébergement du simple loisir, et il faut en être conscient avant de se lancer.